Chaque année se fanent et repoussent.
Ecrire dans un nouveau carnet, tourner une nouvelle page, c'est très intimidant. On voudrait tellement ne faire que du beau. Du beau comme ce carnet que j'ai longtemps regardé, touché, ouvert, reposé - repartie sans lui, jusqu'au jour où j'ai craqué pour le ramener en secret au fond de mon sac.
Pourquoi en secret ? Un achat inutile peut-être, trop cher, trop beau pour ce que j'allais en faire. Et puis, franchise aidant, reconnaître que des carnets, j'en ai déjà tellement, des grands, des petits. Tous commencés, rarement continués.
Alors pourquoi celui-ci ? Un profond coup de coeur, quelque chose de plus que je ne sais pas encore ? L'avenir le dira.
Et de ce carnet jusqu'ici, sur cette page blanche qui n'en est pas une mais qui y ressemble tellement, un partage pour qui voudra venir s'y promener. L'écriture dit-on est le miroir de celui qui écrit. Sans doute, Mais il est bien plus beau encore, lorsque d'autres que soi viennent y chercher leurs reflets.
la forêt enchantée - photo fabian da costa Et comment viennent-ils ? Oui, comment viennent-il ces visiteurs de l’om...