lundi 25 août 2025
Il faut beaucoup de temps
samedi 23 août 2025
Cette fragilité...
Tout est bien, tout est parfait.
vendredi 22 août 2025
Ecrire disait-elle...
Ecrits et souvenirs - fabian da costa
A quoi donc peut s'aiguiser l'écriture ? Si ce n'est au tranchant de la vie.
Sur quoi les mots pourraient-ils se limer, s'affiner ailleurs que sur la face dure de la pierre la plus dure. De celles qui font les rochers et les falaises, les montagnes de là-bas. Celles que j'ai vu, jaillissement aigüe de glaces bleues dans un ciel presque noir.
Ecrire, ce pourrait-être cela - léger et transparent - et disparaître aussi à la fin d'une phrase. Laisser du blanc, de l'espace, de l'aérien. S'il faut du poids qu'il soit infime - du chagrin, une larme - de la joie, un frémissement.
Et puis surtout ne pas écrire pour écrire, ni même pour dire. Si le silence de l'amour ne vient pas se poser là, se taire et attendre.
A.D.C.
mardi 19 août 2025
Où sont passés les mots
Où sont les mots oubliés, les souvenirs perdus, les sentiments enfuis ?
Tu cherches tes mots.
Tu ne te souviens plus.
Le parfum des amours s’est évaporé.
Et voilà que tu sens lentement, insidieusement, s’installer à leur place un brouillard léger mais tenace. Une brume plutôt, qui efface les contours, gomme le paysage.
Ce n’est pas une vraie douleur, juste un pincement au cœur devant ces absences, un mélancolique regret. Rien ne peut se tenir, ni se retenir. Tu le sais, tu le vois. Triste ?
Non, pas vraiment, si tu donnes liberté à tout cela que tu as cru être tien. La liberté de partir et de revenir – ou pas. Si tu te donnes à toi aussi la liberté, de partir et de revenir. De revenir dans ces lieux aimés, parmi ces mots que tu avais égarés, vers ces amours que tu choisis de retrouver.
Ils reviendront aussi sûrement que le jour vient après la nuit. Pas forcément semblable à ceux que tu avais connus. Ils avanceront vers toi peut-être masqués, changés, transformés par le temps.
Alors tu ouvriras les bras et tu les prendras tendrement contre toi. Tu leurs diras : vous voici enfin - comme vous êtes beaux, précieux, plus aimés encore qu’au début de notre rencontre. Et cette rencontre là, sans doute, sera celle du Vrai Amour.
A.D.C.
« Veilleur où en est la nuit ? « demande l’âme angoissée au prophète Isaïe - celui qui veille encore debout sur les remparts d’un monde assiégé par les ombres de la mort.
La nuit du cœur, celle-là qui vient sans prévenir, aussi brusquement tombée que là-bas, sous les tropiques, où elle efface en un instant la clarté du jour.
Et le veilleur de répondre : « Vient le matin et puis la nuit. Si vous le voulez, interrogez, convertissez-vous, revenez. »
Ainsi de la vie – du blanc et du noir, de la joie, du désespoir. Veilleur, où en suis-je de ma nuit, celle du coeur brisé ? Il y en aura bien d’autres encore, des plus claires et des plus sombres, et des aubes également. Le prophète ne ment pas, ne rassure pas à peu de frais : oui, l’aube viendra, annonciatrice du jour, mais la nuit suivra avant que le matin ne la chasse à nouveau.
J’ai cessé de croire à ce temps découpé en tranches : celle du passé, celle du futur, et coincé entre les deux, le présent qui disparaît à chaque seconde sans que je puisse le retenir. Non, c’est moi qui me déplace des unes aux autres, et selon que je choisis de me poser sur l’une ou l’autre, ma vie n’est plus la même.
Ou bien encore, et c’est ce que je préfère, ce temps est une spirale infinie, où se rejouent les mêmes séquences que je peux voir à chaque passage d’un peu plus haut, d’un peu plus loin. Paysage qui se révèle quand le marcheur s’élève et découvre, récompense de l’effort, ce grand livre ouvert qu’il ne pouvait ni lire ni comprendre, de trop près, de trop bas.
Ce qui était désordre s’organise, ce qui l’interrogeait prend sens. C’était donc cela ce labyrinthe épuisant, ces impasses trompeuses, cette route interminable ?
Cette carte mentale qui s’ouvre, se dévoile, se développe, se déchiffre mieux, s’explique en partie du moins. Car il ne faut pas rêver, livre, carte, plan, rien de tout cela ne sera définitivement connu. Et c’est sans doute le plus difficile, en tous cas pour moi - savoir que rien ne sera jamais fini, abouti, terminé. La danse des atomes ne s'arrêtera pas, et notre danse à nous se terminera, et encore est-ce bien certain, lorsque nous verrons enfin l’autre côté de la toile.
A.D.C.
lundi 18 août 2025
De la création
Sorbier des oiseaux - photo fabian da costa
De la création...non pas celle qui demande un C majuscule, celle qui depuis des siècles interroge savants, philosophes, artistes.
Mais la nôtre, celle des humains que nous sommes.
Qui sont les créateurs ? Celles et ceux qui produisent une oeuvre dite '' artistique ''. La liste en est longue, infinie.
Et puis une autre création.
Lorsque l'amour infuse les gestes, les paroles, les pensées, la création est là - invisible sans doute, fugace, oui, mais précieuse.
Faire propre ce qui était sale. ranger ce qui ne l'était pas.
Trouver le mot, le sourire, pour voir s'ouvrir un autre sourire. Ce n'est rien, c'est invisible, mais tellement précieux.
Alors merci à ces créateurs, à ces créatrices d'une intemporelle, amoureuse beauté.
A.D.C.
lundi 11 août 2025
Où est le vent ?
Par la fenêtre, sous le rideau
le vent est entré.
Déjà disparu, évanoui.
Où va-t-il quand il n'est plus là ?
A.D.C.
Et comment viennent-ils ?
la forêt enchantée - photo fabian da costa Et comment viennent-ils ? Oui, comment viennent-il ces visiteurs de l’om...
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photo personnelle Le Chat et la Foi Je n'AI pas de chat et je n'AI pas la foi. Bon, maintenant je développe. Vous ...
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photo fabian da costa '' Qui peut se faire neuf sans avoir d’abord été détruit ? '' ...




