dimanche 21 septembre 2025

le Chat et la Foi

photo personnelle
 
 
 

Le Chat et la Foi

   

     Je n'AI pas de chat et je n'AI pas la foi. Bon, maintenant je développe. Vous tous, amis qui avez le bonheur de vivre avec un chat, vous allez tout de suite comprendre ce que veux dire.

    Le chat qui me fait l'honneur d'habiter chez-nous ne m'appartient pas. Il entre et il sort quand il veut, il dort là où il l'a décidé, et en général l'hiver sur mes pieds. Il ne vient jamais sur mes genoux quand j'en ai envie, mais n'hésite pas à s'y installer de force lorsque je travaille, couvrant des poils de sa queue le clavier de l'ordinateur. Il a décidé que le meilleur endroit pour dormir toute la journée était mon fauteuil de bureau et je me suis résignée, comme en ce moment même, à me contenter d'un tabouret en bois particulièrement dur – c'est bon pour le dos.

     Et bien, je n'AI pas la foi non plus. Je ne l'ai pas comme une assurance tout risque, comme un bien propre, comme ce quelque chose à moi dont je pourrais user à ma guise. Bien sûr la foi ne peut se comparer avec un chat. Quoique, insaisissable, invisible, silencieuse...Mais aussi, douce, chaude, enveloppante, et parfaitement incompréhensible.

    Donc le verbe avoir ne me convient pas, je préfère parler d'amour, d'accueil et d'abandon à ce qui vient à moi. Voilà, ais-je un chat ? ais-je la foi ? Les deux seront un éternel mystère.  

A.D.C. 



 

vendredi 12 septembre 2025

Rouge...

Musée Miro à Barcelone - Fabian da costa

 

Devant le rouge ardent

d'un buisson d'automne.

Silencieux, vide et sans pensées.

fermer les yeux jusqu'au noir,

au noir d'encre sous les paupières.

Les rouvrir sur un premier

matin du Monde.

A.D.C 

dimanche 7 septembre 2025

Le carnet bleu 
 
 
Vraie ldouceur qui vient 
Quand tout est amertume.
Vraie la paix qui s'étend
Au-dessus du chaos.
Vraie l'amour retrouvé 
Quand rien ne lui ressemble.
Sur la fine pointe d'une aiguille
Lui seul demeure.
 
A.D.C. 

lundi 1 septembre 2025

Habiter la nuit


 

 
Reflet dans le soir - Portugal - fabian da costa
 
 


La nuit de l'hiver est pleine comme nulle autre.

Elle pèse du poids de ce noir intense qui la fait si dense,

épaisse de l'absence de tous ceux qui dorment encore.

Lourde de leurs rêves, et pourtant si parfaitement vide.



La nuit du printemps c'est un frémissement,

une impatience, une attente, un tremblement.

L'habiter est si facile, si doux, qu'elle en est dangereuse,

car à trop l'aimer le cœur se trompe et s'affole.



La nuit de l'été n'est presque plus la nuit.

Elle est si claire et légère et transparente.

Une délice de nuit où la chaleur rayonne doucement,

où les étoiles sont autant de soleils flamboyants.



Mais je peux aussi habiter une nuit en plein jour,

cette nuit-là qui n'appartient qu'à moi.

Elle est à fois dense et légère, chaude et claire.

J'y retrouve mes fantômes, mes monstres, mes amours.

 

A.D.C. 


 

Et comment viennent-ils ?

      la forêt enchantée  - photo fabian da costa        Et comment viennent-ils ?      Oui, comment viennent-il ces visiteurs de l’om...