Ecrits et souvenirs - fabian da costa
A quoi donc peut s'aiguiser l'écriture ? Si ce n'est au tranchant de la vie.
Sur quoi les mots pourraient-ils se limer, s'affiner ailleurs que sur la face dure de la pierre la plus dure. De celles qui font les rochers et les falaises, les montagnes de là-bas. Celles que j'ai vu, jaillissement aigüe de glaces bleues dans un ciel presque noir.
Ecrire, ce pourrait-être cela - léger et transparent - et disparaître aussi à la fin d'une phrase. Laisser du blanc, de l'espace, de l'aérien. S'il faut du poids qu'il soit infime - du chagrin, une larme - de la joie, un frémissement.
Et puis surtout ne pas écrire pour écrire, ni même pour dire. Si le silence de l'amour ne vient pas se poser là, se taire et attendre.
A.D.C.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire